lundi 25 novembre 2019

Novembre au bord du lac

Un petit lac gelé s'étend devant moi. En marchant jusqu'ici, seul, je rêvais, comme souvent, que tu marchais avec moi. Tu n'es plus très loin, et ces gens qui passent dans l'orée de la nuit, tu les connais peut-être. Cette solitude, ce vent frais qui souffle sur mon visage, ce silence rarement entrecoupé de couples qui passent (peut-être que l'un d'entre eux est le tien ?), la tombée du soir qui se reflète sur la glace fumée aussi immobile que toi, j'ai appris à les aimer, eux aussi. Ton fantôme m'accompagne toujours, et il n'est jamais aussi présent que lorsque je suis seul avec lui.

Je t'aime Hélène. J'aimerais que tu sois vraiment là. Que tu me regardes avec tes vrais yeux, et plus ceux de ton fantôme.

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