vendredi 29 juillet 2016

Heureusement

Heureusement qu'il y a encore des gens pour me donner le sourire de temps en temps, même si ce n'est plus tout le temps, même si ce n'est plus toi.

C'était une dame âgée. J'étais là,  assis contre la barrière de pierre qui sépare le chemin d'une falaise. Mes lunettes de soleil dissimulaient - mal - les larmes qui coulent sur mon visage hideux, sous le chapeau de mon père. Doucement, le chapeau s'est soulevé, je l'ai rattrapé en tournant la tête : "c'était pour vous faire une blague", me dit la dame d'une voix enjouée de nonagénaire. Je ne sus répondre qu'avec un rire grotesque.

Le soleil s'est caché, la mer est belle mais il fait un peu froid... Hélène... Dois-je te dire merci ? Merci pour avoir existé, l'espace de quelque mois, sans véritable amour, sans véritables je t'aime, sans baisers et bien sûr sans sexe, mais avec le sourire ? Avec ce fichu sourire qui m'a rendu l'envie de vivre, l'envie d'être ici ce soir, et dont la perte est la pire perte de ma vie ? Ce soir, je rejoindrai mes amis, je rejoindrai cette fille qui il y a un an semblait amoureuse, peut être que nous finirons la nuit ensemble, je ne sais pas. Mais pour l'heure, j'avais besoin d'être seul, et de verser quelques larmes pour celle que j'aime.

Et je t'aime, Hélène. Ici à Biarritz, au sommet de la falaise de laquelle je me serais peut être jeté si tu n'existais pas, je t'aime toujours, et pour toujours.

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