mercredi 19 août 2020

Le 19 Août

 Je t'aime toujours aussi fort, Hélène.

Un jour, tu te rendras compte que le méchant c'est pas moi, et de toutes ces années gâchées par ton rejet aussi extrême que l'amour que j'ai pour toi. J'aurais voulu qu'il ne soit pas trop tard, ce jour-là. Et j'aurai vraiment tout fait pour ça.

Je n'ai toujours pas réussi à te rendre amoureuse, et peut-être que je ne réussirai pas de toute ma vie, c'est ce que tu as l'air de penser en tout cas. Mais devant l'Éternel, je n'aurais plus à rougir de ce manque de courage dont j'ai fait preuve lorsque je t'ai déclaré mes sentiments par écrit au lieu de te les dire en face, et je n'aurais pas non plus à rougir de ne pas avoir réussi à te faire changer d'avis ensuite, parce que j'aurai vraiment tout essayé.

Cesse de me détester : ça fait bientôt 7 ans que je t'aime.

mardi 18 août 2020

Le 18 Août

 Du coup cette année j'ai décidé de te souhaiter ta fête en ne t'envoyant *pas* de mail pour te la souhaiter. C'est un peu nul je trouve mais enfin c'est ce que tu voulais, non ?

 *Agite son vieux drapeau blanc un sourire nostalgique au coin des lèvres, comme chaque 18 Août depuis 6 ans maintenant*

Bonne fête Hélène :)

samedi 8 août 2020

Le mariage

Mon meilleur ami vient de se marier.

Et moi, je sais que c'est avec toi que je dois le faire, depuis sept années maintenant.

Mon Dieu... Hélène... Ne fais pas cette erreur d'épouser un autre homme. 

Je t'aime pour toujours. J'aurais voulu te le montrer autrement. J'aurais voulu te le dire en te regardant dans les yeux. J'aurais voulu réussir à te faire partager ces sentiments assez grands pour changer le monde. N'aie plus peur de moi, cesse de me haïr, rappelle-toi qui je suis, et qui tu es, je t'en supplie. 

Je t'aime Hélène.

samedi 1 août 2020

Le silence

Tu m'as écrit il y a quelques semaines. Tu sais, depuis 5 ans maintenant, j'essaie de t'envoyer le moins de messages possible par courriel, je fais très attention à ce qu'ils ne soient pas offensifs pour toi, je les fais même lire à des amies ou amis avant de te les envoyer pour être sûr qu'ils les prendraient bien s'ils étaient à ta place... Et toi, tu m'as dit que si tu me détestais autant malgré tout cet amour que j'ai pour toi, c'est parce que tu te sentais harcelée par ces messages... Il y en a eu quoi, peut-être un tous les un ou deux mois en moyenne ? Tu m'as menti, c'est pas pour ces messages que tu me détestes à nouveau, pas vrai ? Moi, je crois que c'est parce que je t'ai prouvé de cent manières différentes que mes sentiments pour toi sont immenses et sincères, et que tu ne veux plus que ce soit "ton problème" depuis cette année, il y a 6 ans, pendant laquelle ils m'ont fait péter un câble à t'envoyer ces messages horriblement désespérés et pas attirants trois fois par jour.

Me revoilà à être obligé de me terrer dans le silence, d'arrêter même de t'envoyer mes tentatives de réconciliation pour te faire plaisir, puisqu'apparemment c'est le mieux que je puisse faire pour te faire plaisir, fille au coeur de glace. Voilà ce à quoi tu me réduis pour essayer de me réconcilier avec toi.

Ainsi soit-il. J'espère que dans ce silence, ton âme entendra mes prières mieux que ton coeur ou que tes yeux.

dimanche 5 juillet 2020

Toujours

Hélène, je t'aime. Ne me laisse plus comme tu le fais depuis toutes ces années.

Je t'aime bien plus fort que quiconque sera capable de t'aimer sur cette Terre, j'ai passé six ans de ma vie dans ta case "mépris" et pourtant je suis toujours là, indestructible. Regarde-moi pour l'amoureux que je suis s'il te plaît, et non pour ce fou à fuir que tes yeux aveugles voient en moi depuis toutes ces années...

J'ai énormément changé pour te plaire, et je suis capable de changer encore énormément de choses si tu me dis ce qui ne va toujours pas chez moi.

Je veux te prouver que je vaux la peine que tu me laisses une chance. Comprends-moi... Tu es la seule personne au monde pour qui je ressens ça, et tu l'es toujours au bout de six années. Comprends que je veuille vraiment tout essayer, s'il te plaît.

Il n'y a que toi qui puisse décider de me rendre ce que j'ai perdu à tes yeux, et vraiment je te demande de me le rendre s'il te plaît.

mercredi 17 juin 2020

Le bonheur parallèle

Je vois tellement de bonheur perdu sans toi depuis toutes ces années. Depuis que j'habite à Montréal, partout où je vais, je vois la vie qu'on aurait eue tous les deux si j'avais su tenir cette promesse que j'ai faite au ciel lorsque, au fond de la dépression à force de ne pas te trouver, je l'ai supplié de t'envoyer sur mon chemin. Je me souviens comme si c'était hier des fois où tu me disais encore que ça te rendait heureuse de me parler. Et aujourd'hui, je vois la vie que je n'ai pas réussi à avoir avec toi, et il y a tellement, tellement de bonheur, tellement d'amour... Dans cette autre vie, dans cette réalité parallèle qui m'appelle tout le temps et qui se montre à moi où que j'aille, j'ai réussi comme je l'avais promis, j'ai réussi à te faire partager ce sentiment immense que je ressens pour toi, et on est tellement heureux tous les deux... Je voudrais que tu la voies, toi aussi, cette vie que tu manques et que je manque, si seulement tu la voyais ça ferait longtemps qu'on serait ensemble. Peut être que c'est ça la prière que je dois faire au ciel aujourd'hui : qu'il te montre à toi aussi ce que je vois ?

Quand est-ce que tu me laisseras une chance de te montrer ce que je vois ?

Tu ne connais pas la valeur de ce que tu as rejeté. Je sais que tu crois que je me trompe, tu me vois comme un genre de fou parce que je t'ai submergée de cet amour trop grand pour toi avant-même qu'on se soit rencontré irl... Mais si je l'ai fait c'est parce que, moi, je savais déjà que je ne me trompais pas. Laisse-moi essayer de te le prouver s'il te plaît, qu'est-ce que tu as à perdre à la fin ? Moi, j'ai plein de choses à perdre, et consciemment je les sacrifie pour tes yeux aveugles depuis des années.

vendredi 24 avril 2020

Pourquoi tu gâches ta vie ?

On me demande parfois pourquoi je gâche ma vie à attendre que tu changes d'avis. Pourquoi je ne me décide pas à construire quelque chose de sérieux avec une autre fille.

C'est vrai, j'ai trente ans moi aussi. Et c'est vrai que, depuis que tu as pris la fuite, ma vie sentimentale a beaucoup changé. Bien sûr, ce que j'ai fait avec toi, je ne l'ai jamais refait avec une autre (d'une part parce que je ne suis jamais retombé aussi amoureux d'une autre, et d'autre part parce que tu m'as vacciné à vie de la friendzone de tout être humain de sexe féminin qui m'attire un tant soit peu). Du coup, pas mal de filles géniales sont passées dans mes bras depuis, et, comble de l'ironie, souvent parce qu'elles étaient jalouses de cet amour que je te porte en dépit de tout depuis si longtemps et qu'elles voulaient prendre ta place. Alors c'est vrai qu'on peut se demander pourquoi je ne la donne pas à l'une d'entre elles, cette place. Pourquoi je ne fais pas "le deuil" de cet amour, comme tant de personnes aiment à le ressortir à tout bout-de-champ depuis six ans, pour vivre heureux avec une autre. Et si j'étais l'énorme troll que je suis, je dirais que c'est parce que la situation est trop confortable. Mais avant d'être un énorme troll je suis un amoureux, et la vraie raison la voici:

Je ne construis rien de sérieux avec une autre parce que les regrets d'avoir abandonné avec toi pourriraient tout. Oui bien sûr je pourrais, comme sans doute plein de gens avant moi, abandonner mon romantisme, enterrer mon amour pour celle que j'aime sans retour, et me rabattre sur un "second choix". Seulement, je sais que si je faisais ça, je ne pourrais jamais chasser l'intime conviction que je serais plus heureux avec toi. Et ça, ce serait un manque de respect pour elles, pour moi, et même, au nom d’Éros, pour toi.

mercredi 4 décembre 2019

Tu reviens quand ?

Ça fait quelques jours que je n'arrête pas de t'écrire des courriels que je jette ensuite au lieu de te les envoyer. J'ai tout le temps peur d'empirer la situation, vu que c'est ce que j'ai l'impression de faire quasi-constamment avec toi. J'aimerais vraiment que tu me parles à nouveau.

L'année dernière j'étais content que tu répondes à mes messages. Bien sûr, je me contente de trop peu mais enfin, ce n'est pas mon choix, c'est le tien. L'époque où c'était toi qui venais me parler tout le temps me manque beaucoup. Tu me manques beaucoup.

J'essaie, depuis longtemps, de te donner envie de me laisser une chance. Ne serait-ce que de me reparler quand tu seras à nouveau célibataire, si tu es toujours avec le collègue dont tu m'as parlé la dernière fois. Mais pour l'instant, si dans la vie je cours comme un guépard, avec toi j'avance vraiment à pas d'escargot.

lundi 25 novembre 2019

Le futur et le passé

Je viens de retrouver ça, que j'ai écrit peu après ton départ:

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Elle laissait mijoter quelques poivrons, de la crème et de petits dés de veau au safran, et sortit un instant profiter du soleil timide du mois de Mars. L'étendue d'eau froide parvenait en cette saison au pied du jardin ; les pluies d'hiver avaient bu la petite plage de galets blancs qui, en été, se découvrait d'un pas ou deux et donnait au lieu un visage tout-à-fait différent.

Pour l'heure, le lac s'étendait là à la manière d'un grand miroir oublié par les Dieux au creux des montagnes, dans lequel se miraient le bleu pâle du ciel et le versant Nord des sommets encore enneigés.

"Maman !"

La brise, légère, annonçait le printemps. 

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Ça m'a rendu heureux :) C'était ma fille, et la tienne. Elle s'appelle Lou.

Novembre au bord du lac

Un petit lac gelé s'étend devant moi. En marchant jusqu'ici, seul, je rêvais, comme souvent, que tu marchais avec moi. Tu n'es plus très loin, et ces gens qui passent dans l'orée de la nuit, tu les connais peut-être. Cette solitude, ce vent frais qui souffle sur mon visage, ce silence rarement entrecoupé de couples qui passent (peut-être que l'un d'entre eux est le tien ?), la tombée du soir qui se reflète sur la glace fumée aussi immobile que toi, j'ai appris à les aimer, eux aussi. Ton fantôme m'accompagne toujours, et il n'est jamais aussi présent que lorsque je suis seul avec lui.

Je t'aime Hélène. J'aimerais que tu sois vraiment là. Que tu me regardes avec tes vrais yeux, et plus ceux de ton fantôme.