samedi 1 août 2020

Le silence

Tu m'as écrit il y a quelques semaines. Tu sais, depuis 5 ans maintenant, j'essaie de t'envoyer le moins de messages possible par courriel, je fais très attention à ce qu'ils ne soient pas offensifs pour toi, je les fais même lire à des amies ou amis avant de te les envoyer pour être sûr qu'ils les prendraient bien s'ils étaient à ta place... Et toi, tu m'as dit que si tu me détestais autant malgré tout cet amour que j'ai pour toi, c'est parce que tu te sentais harcelée par ces messages... Il y en a eu quoi, peut-être un tous les un ou deux mois en moyenne ? Tu m'as menti, c'est pas pour ces messages que tu me détestes à nouveau, pas vrai ? Moi, je crois que c'est parce que je t'ai prouvé de cent manières différentes que mes sentiments pour toi sont immenses et sincères, et que tu ne veux plus que ce soit "ton problème" depuis cette année, il y a 6 ans, pendant laquelle ils m'ont fait péter un câble à t'envoyer ces messages horriblement désespérés et pas attirants trois fois par jour.

Me revoilà à être obligé de me terrer dans le silence, d'arrêter même de t'envoyer mes tentatives de réconciliation pour te faire plaisir, puisqu'apparemment c'est le mieux que je puisse faire pour te faire plaisir, fille au coeur de glace. Voilà ce à quoi tu me réduis pour essayer de me réconcilier avec toi.

Ainsi soit-il. J'espère que dans ce silence, ton âme entendra mes prières mieux que ton coeur ou que tes yeux.

dimanche 5 juillet 2020

Toujours

Hélène, je t'aime. Ne me laisse plus comme tu le fais depuis toutes ces années.

Je t'aime bien plus fort que quiconque sera capable de t'aimer sur cette Terre, j'ai passé six ans de ma vie dans ta case "mépris" et pourtant je suis toujours là, indestructible. Regarde-moi pour l'amoureux que je suis s'il te plaît, et non pour ce fou à fuir que tes yeux aveugles voient en moi depuis toutes ces années...

J'ai énormément changé pour te plaire, et je suis capable de changer encore énormément de choses si tu me dis ce qui ne va toujours pas chez moi.

Je veux te prouver que je vaux la peine que tu me laisses une chance. Comprends-moi... Tu es la seule personne au monde pour qui je ressens ça, et tu l'es toujours au bout de six années. Comprends que je veuille vraiment tout essayer, s'il te plaît.

Il n'y a que toi qui puisse décider de me rendre ce que j'ai perdu à tes yeux, et vraiment je te demande de me le rendre s'il te plaît.

mercredi 17 juin 2020

Le bonheur parallèle

Je vois tellement de bonheur perdu sans toi depuis toutes ces années. Depuis que j'habite à Montréal, partout où je vais, je vois la vie qu'on aurait eue tous les deux si j'avais su tenir cette promesse que j'ai faite au ciel lorsque, au fond de la dépression à force de ne pas te trouver, je l'ai supplié de t'envoyer sur mon chemin. Je me souviens comme si c'était hier des fois où tu me disais encore que ça te rendait heureuse de me parler. Et aujourd'hui, je vois la vie que je n'ai pas réussi à avoir avec toi, et il y a tellement, tellement de bonheur, tellement d'amour... Dans cette autre vie, dans cette réalité parallèle qui m'appelle tout le temps et qui se montre à moi où que j'aille, j'ai réussi comme je l'avais promis, j'ai réussi à te faire partager ce sentiment immense que je ressens pour toi, et on est tellement heureux tous les deux... Je voudrais que tu la voies, toi aussi, cette vie que tu manques et que je manque, si seulement tu la voyais ça ferait longtemps qu'on serait ensemble. Peut être que c'est ça la prière que je dois faire au ciel aujourd'hui : qu'il te montre à toi aussi ce que je vois ?

Quand est-ce que tu me laisseras une chance de te montrer ce que je vois ?

Tu ne connais pas la valeur de ce que tu as rejeté. Je sais que tu crois que je me trompe, tu me vois comme un genre de fou parce que je t'ai submergée de cet amour trop grand pour toi avant-même qu'on se soit rencontré irl... Mais si je l'ai fait c'est parce que, moi, je savais déjà que je ne me trompais pas. Laisse-moi essayer de te le prouver s'il te plaît, qu'est-ce que tu as à perdre à la fin ? Moi, j'ai plein de choses à perdre, et consciemment je les sacrifie pour tes yeux aveugles depuis des années.

vendredi 24 avril 2020

Pourquoi tu gâches ta vie ?

On me demande parfois pourquoi je gâche ma vie à attendre que tu changes d'avis. Pourquoi je ne me décide pas à construire quelque chose de sérieux avec une autre fille.

C'est vrai, j'ai trente ans moi aussi. Et c'est vrai que, depuis que tu as pris la fuite, ma vie sentimentale a beaucoup changé. Bien sûr, ce que j'ai fait avec toi, je ne l'ai jamais refait avec une autre (d'une part parce que je ne suis jamais retombé aussi amoureux d'une autre, et d'autre part parce que tu m'as vacciné à vie de la friendzone de tout être humain de sexe féminin qui m'attire un tant soit peu). Du coup, pas mal de filles géniales sont passées dans mes bras depuis, et, comble de l'ironie, souvent parce qu'elles étaient jalouses de cet amour que je te porte en dépit de tout depuis si longtemps et qu'elles voulaient prendre ta place. Alors c'est vrai qu'on peut se demander pourquoi je ne la donne pas à l'une d'entre elles, cette place. Pourquoi je ne fais pas "le deuil" de cet amour, comme tant de personnes aiment à le ressortir à tout bout-de-champ depuis six ans, pour vivre heureux avec une autre. Et si j'étais l'énorme troll que je suis, je dirais que c'est parce que la situation est trop confortable. Mais avant d'être un énorme troll je suis un amoureux, et la vraie raison la voici:

Je ne construis rien de sérieux avec une autre parce que les regrets d'avoir abandonné avec toi pourriraient tout. Oui bien sûr je pourrais, comme sans doute plein de gens avant moi, abandonner mon romantisme, enterrer mon amour pour celle que j'aime sans retour, et me rabattre sur un "second choix". Seulement, je sais que si je faisais ça, je ne pourrais jamais chasser l'intime conviction que je serais plus heureux avec toi. Et ça, ce serait un manque de respect pour elles, pour moi, et même, au nom d’Éros, pour toi.

mercredi 4 décembre 2019

Tu reviens quand ?

Ça fait quelques jours que je n'arrête pas de t'écrire des courriels que je jette ensuite au lieu de te les envoyer. J'ai tout le temps peur d'empirer la situation, vu que c'est ce que j'ai l'impression de faire quasi-constamment avec toi. J'aimerais vraiment que tu me parles à nouveau.

L'année dernière j'étais content que tu répondes à mes messages. Bien sûr, je me contente de trop peu mais enfin, ce n'est pas mon choix, c'est le tien. L'époque où c'était toi qui venais me parler tout le temps me manque beaucoup. Tu me manques beaucoup.

J'essaie, depuis longtemps, de te donner envie de me laisser une chance. Ne serait-ce que de me reparler quand tu seras à nouveau célibataire, si tu es toujours avec le collègue dont tu m'as parlé la dernière fois. Mais pour l'instant, si dans la vie je cours comme un guépard, avec toi j'avance vraiment à pas d'escargot.

lundi 25 novembre 2019

Le futur et le passé

Je viens de retrouver ça, que j'ai écrit peu après ton départ:

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Elle laissait mijoter quelques poivrons, de la crème et de petits dés de veau au safran, et sortit un instant profiter du soleil timide du mois de Mars. L'étendue d'eau froide parvenait en cette saison au pied du jardin ; les pluies d'hiver avaient bu la petite plage de galets blancs qui, en été, se découvrait d'un pas ou deux et donnait au lieu un visage tout-à-fait différent.

Pour l'heure, le lac s'étendait là à la manière d'un grand miroir oublié par les Dieux au creux des montagnes, dans lequel se miraient le bleu pâle du ciel et le versant Nord des sommets encore enneigés.

"Maman !"

La brise, légère, annonçait le printemps. 

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Ça m'a rendu heureux :) C'était ma fille, et la tienne. Elle s'appelle Lou.

Novembre au bord du lac

Un petit lac gelé s'étend devant moi. En marchant jusqu'ici, seul, je rêvais, comme souvent, que tu marchais avec moi. Tu n'es plus très loin, et ces gens qui passent dans l'orée de la nuit, tu les connais peut-être. Cette solitude, ce vent frais qui souffle sur mon visage, ce silence rarement entrecoupé de couples qui passent (peut-être que l'un d'entre eux est le tien ?), la tombée du soir qui se reflète sur la glace fumée aussi immobile que toi, j'ai appris à les aimer, eux aussi. Ton fantôme m'accompagne toujours, et il n'est jamais aussi présent que lorsque je suis seul avec lui.

Je t'aime Hélène. J'aimerais que tu sois vraiment là. Que tu me regardes avec tes vrais yeux, et plus ceux de ton fantôme.

lundi 24 juin 2019

La Recherche

Je sais, c'est un peu le rôle du mec, de savoir quoi faire. En vrai pour rendre une fille amoureuse on fait juste semblant d'avoir confiance en nous et ça passe. Mais avec toi c'est trop tard pour faire semblant, et de toute façon je ne veux surtout pas faire semblant...

Tu es mon espoir, l'espoir qu'être vrai et entier suffira. L'espoir qu'être moi-même suffira. L'espoir que l'amour suffira. Que tout cela suffira à te rendre amoureuse un jour.

Mais j'essaie d'adapter cet espoir à toi. Je fais des trucs en me disant que peut-être ça peut m'aider à te faire changer d'avis, j'essaie de trouver ces trucs depuis cinq ans. Mais j'y arrive pas et tu me laisses tellement dans le brouillard... À la moindre erreur,  j'essuie des mois voire des années de silence en guise de feedback.

Je sais que te poser cette question c'est absurde parce que tu me vois comme si j'étais un ennemi quand je te dis que je t'aime et que je veux une chance... Mais je ne suis pas un ennemi... Je t'aime, de tout mon cœur, c'est pas être un ennemi, ça. Alors qu'est-ce que je dois faire ? Qu'est ce qu'il me manque vraiment pour te plaire comme tu me plais depuis tout ce temps ? Je voudrais le savoir, parce que quoique ce soit, je veux faire tous les efforts pour l'obtenir, comme je le fais depuis cinq ans sans savoir ce que c'est. Et si tu penses que je ne peux pas l'obtenir, je veux essayer quand même.

Je sais bien que c'est flippant, que sûrement le premier truc à faire ce serait de faire semblant que ça n'a pas tant d'importance pour moi. Je peux le faire un peu si vraiment ça fait partie du package indispensable. Mais quoi d'autre ?

mardi 16 avril 2019

Les rêves jaloux

Je pense à toi et tu me manques.

Aujourd'hui j'ai rêvé qu'on se retrouvait par hasard à jouer à un truc de tir dans une sorte de fête. J'avais visé trop haut, et toi tu avais visé n'importe comment. Le gars qui présentait le jeu se moquait de toi gentiment : "Hélène haha tu es fatiguée, tu l'embrasses trop !"

Il parlait de ton copain.

samedi 26 janvier 2019

Solytude

J'ai du mal à ne pas être triste de perdre tout ce temps sans toi.

Ça fait cinq ans que chaque nuit, je trompe ton absence en imaginant que tu es là quand même, à côté de moi. Que j'ai réussi avec toi. Que ces sentiments, finalement tu les partages un peu.

Mais en réalité ça fait cinq ans que je suis seul. Même quand je suis avec d'autres filles je suis seul, sans toi. Je sais bien que ça te semble absurde toute cette histoire, mais moi ça fait cinq ans que je sens que tu es la personne qui devrait être à la place de ce vide immense, Hélène. Je vois les années défiler, ces années qui étaient censées être les meilleures de nos vies, et tu n'es pas là.

Je suis triste que tu ne sois pas là. Je t'aime Hélène.