lundi 25 novembre 2019

Le futur et le passé

Je viens de retrouver ça, que j'ai écrit peu après ton départ:

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Elle laissait mijoter quelques poivrons, de la crème et de petits dés de veau au safran, et sortit un instant profiter du soleil timide du mois de Mars. L'étendue d'eau froide parvenait en cette saison au pied du jardin ; les pluies d'hiver avaient bu la petite plage de galets blancs qui, en été, se découvrait d'un pas ou deux et donnait au lieu un visage tout-à-fait différent.

Pour l'heure, le lac s'étendait là à la manière d'un grand miroir oublié par les Dieux au creux des montagnes, dans lequel se miraient le bleu pâle du ciel et le versant Nord des sommets encore enneigés.

"Maman !"

La brise, légère, annonçait le printemps. 

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Ça m'a rendu heureux :) C'était ma fille, et la tienne. Elle s'appelle Lou.

Novembre au bord du lac

Un petit lac gelé s'étend devant moi. En marchant jusqu'ici, seul, je rêvais, comme souvent, que tu marchais avec moi. Tu n'es plus très loin, et ces gens qui passent dans l'orée de la nuit, tu les connais peut-être. Cette solitude, ce vent frais qui souffle sur mon visage, ce silence rarement entrecoupé de couples qui passent (peut-être que l'un d'entre eux est le tien ?), la tombée du soir qui se reflète sur la glace fumée aussi immobile que toi, j'ai appris à les aimer, eux aussi. Ton fantôme m'accompagne toujours, et il n'est jamais aussi présent que lorsque je suis seul avec lui.

Je t'aime Hélène. J'aimerais que tu sois vraiment là. Que tu me regardes avec tes vrais yeux, et plus ceux de ton fantôme.

lundi 24 juin 2019

La Recherche

Je sais, c'est un peu le rôle du mec, de savoir quoi faire. En vrai pour rendre une fille amoureuse on fait juste semblant d'avoir confiance en nous et ça passe. Mais avec toi c'est trop tard pour faire semblant, et de toute façon je ne veux surtout pas faire semblant...

Tu es mon espoir, l'espoir qu'être vrai et entier suffira. L'espoir qu'être moi-même suffira. L'espoir que l'amour suffira. Que tout cela suffira à te rendre amoureuse un jour.

Mais j'essaie d'adapter cet espoir à toi. Je fais des trucs en me disant que peut-être ça peut m'aider à te faire changer d'avis, j'essaie de trouver ces trucs depuis cinq ans. Mais j'y arrive pas et tu me laisses tellement dans le brouillard... À la moindre erreur,  j'essuie des mois voire des années de silence en guise de feedback.

Je sais que te poser cette question c'est absurde parce que tu me vois comme si j'étais un ennemi quand je te dis que je t'aime et que je veux une chance... Mais je ne suis pas un ennemi... Je t'aime, de tout mon cœur, c'est pas être un ennemi, ça. Alors qu'est-ce que je dois faire ? Qu'est ce qu'il me manque vraiment pour te plaire comme tu me plais depuis tout ce temps ? Je voudrais le savoir, parce que quoique ce soit, je veux faire tous les efforts pour l'obtenir, comme je le fais depuis cinq ans sans savoir ce que c'est. Et si tu penses que je ne peux pas l'obtenir, je veux essayer quand même.

Je sais bien que c'est flippant, que sûrement le premier truc à faire ce serait de faire semblant que ça n'a pas tant d'importance pour moi. Je peux le faire un peu si vraiment ça fait partie du package indispensable. Mais quoi d'autre ?

mardi 16 avril 2019

Les rêves jaloux

Je pense à toi et tu me manques.

Aujourd'hui j'ai rêvé qu'on se retrouvait par hasard à jouer à un truc de tir dans une sorte de fête. J'avais visé trop haut, et toi tu avais visé n'importe comment. Le gars qui présentait le jeu se moquait de toi gentiment : "Hélène haha tu es fatiguée, tu l'embrasses trop !"

Il parlait de ton copain.

samedi 26 janvier 2019

Solytude

J'ai du mal à ne pas être triste de perdre tout ce temps sans toi.

Ça fait cinq ans que chaque nuit, je trompe ton absence en imaginant que tu es là quand même, à côté de moi. Que j'ai réussi avec toi. Que ces sentiments, finalement tu les partages un peu.

Mais en réalité ça fait cinq ans que je suis seul. Même quand je suis avec d'autres filles je suis seul, sans toi. Je sais bien que ça te semble absurde toute cette histoire, mais moi ça fait cinq ans que je sens que tu es la personne qui devrait être à la place de ce vide immense, Hélène. Je vois les années défiler, ces années qui étaient censées être les meilleures de nos vies, et tu n'es pas là.

Je suis triste que tu ne sois pas là. Je t'aime Hélène.

vendredi 16 novembre 2018

Une nuit de plus sans toi

Voilà cinq ans que je t'aime, Hélène.
Voilà cinq ans que c'est toi, mon histoire d'amour.

Il y a eu tellement d'amour, tellement de bonheur perdu que j'ai sauvé en t'aimant quand même ! On aurait pu être si heureux tous les deux pendant tout ce temps, si j'avais seulement su te donner ce sentiment.

"Seulement"... Je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi difficile. Je me suis menti à moi-même il y a quatre ans, j'ai voulu croire que tu étais acquise, que c'était enfin le bon moment pour te dire mes sentiments, que ça suffirait que je te donne simplement ce coeur qui t'a attendue et cherchée partout pendant vingt-trois ans. J'ai voulu croire que tu dirais simplement "oui" avec ton sourire trop beau. Et je n'ai pas accepté que la réalité soit différente de ton côté, quand ce que tu m'as en fait repondu, c'était "je suis désolée". Pour moi c'était évident que tu t'étais trompée de réponse, c'était impossible de t'avoir attendue pendant tout ce temps, d'avoir enfin le courage et l'envie de te dire "je t'aime", de prendre ce risque immense d'être rejeté par la seule fille qui ait jamais trouvé grâce dans mon coeur, et que ce risque soit finalement ce qui se réalise.

Je sais que ça aurait dû être différent. Je sais que je m'y suis mal pris, et je suis désolé et décu... Mais ce que j'ai fait, la manière dont je l'ai fait, même si ce n'était pas la bonne puisqu'elle n'a pas "marché" et qu'elle t'a même mise mal alors que je voulais juste qu'on soit heureux... Ben ça demandait beaucoup de courage et d'amour, et je suis fier d'avoir eu ce courage. Même si je suis horriblement triste que tu m'aies rejeté et que tu aies choisi un autre copain, je suis fier d'avoir tout cet amour, et d'essayer chaque jour de te le montrer, je suis fier de ne pas abandonner, et je suis fier de tout ce que j'ai accompli pour tes yeux.

Je suis triste, oui, mais je t'aime, et ça suffit à me rendre un peu heureux.

On aurait pu l'être tellement depuis tout ce temps... Je le sais, je l'ai toujours su, c'est l'échec le plus grave de ma vie, car voilà déjà cinq ans de bonheur avec toi qui se sont enfuis. Je les ai retenus un peu, j'en ai profité un peu sans toi en imaginant que tu étais là quand même, puisque tu n'as pas voulu... Mais ces cinq années auraient dû être différentes.

Je t'aime Hélène. J'aurais dû attendre de te rencontrer pour te le dire. Tu m'aurais peut être moins pris pour un fou.

lundi 6 août 2018

Le débarquement

"Quand on aime une personne, on la rejoint au pôle nord s'il le faut."
"Wow Shine ! Je suis impressionnée"

mercredi 14 février 2018

La Saint-Valentin solitaire

Aujourd'hui, la fille qui est avec moi depuis plus de deux ans a refusé qu'on passe la Saint-Valentin ensemble. Elle a refusé parce que j'ai fait n'importe quoi avec elle. Et j'ai fait n'importe quoi parce que depuis aussi longtemps que je suis avec elle, c'est toi qui es au fond de mon cœur.

Elle le sait, je ne lui mens pas. Et je crois qu'elle ne le supporte plus... Comment est-ce que je pourrais lui en vouloir ? Qu'est-ce qu'une fille aussi douce et mignonne fait avec un connard comme moi, d'ailleurs ? Elle m'aimait bien, elle était jalouse de toi, et c'est pour ça qu'elle est venue vers moi. Elle avait lu ces messages que je t'ai écrits, je me souviens qu'elle m'a dit un jour "j'adorerais qu'on m'aime comme ça". Alors, je suppose qu'elle a essayé de prendre ta place, et comme tu n'étais plus là depuis plus d'un an déjà à l'époque, je l'ai laissée faire, en espérant presque qu'elle y parvienne.

Mais bien sûr, elle n'était pas toi... Et pendant ces deux années, si je l'ai beaucoup aimée, je n'ai jamais pu ressentir pour elle quelque chose de comparable. Alors qui suis-je pour lui en vouloir d'abandonner ? Je serais presque soulagé qu'elle trouve le prince charmant qu'elle recherche, et jaloux aussi, parce que je suis complètement absurde.

J'ai été très heureux que tu me répondes, même avec 6 mois de flottement. J'attendrai ton anniversaire pour t'écrire à nouveau, puisque tu ne m'as pas réécrit depuis. J'imagine que tu t'es rendue compte que je t'aimais toujours, et toujours aussi fort. J'imagine que ça t'a refait peur. J'imagine beaucoup de choses, parce que tu ne me parles pas beaucoup.

Joyeuse Saint-Valentin. La mienne est un peu triste.

dimanche 1 octobre 2017

Le juste et l'injuste

Dans la réalité, je sais que tu me détestes pour ça...

Pourtant, lorsque je ferme les yeux, je fais souvent ce rêve : tu me serres dans tes bras, et tu me remercies, d'être toujours là, de t'aimer encore malgré tout, de ne t'avoir jamais abandonnée.

jeudi 7 septembre 2017

Un peu d'amour à nu

Je t'aime Hélène. Tu me donnes toujours la force de vivre, la force d'exister, la force d'avoir envie. Envie de vivre pour réussir à te plaire. Envie de me lever, demain matin, pour ces deux grands yeux avec lesquels tu ne m'as plus regardé depuis si longtemps... Voilà trois ans que je vis pour toi, mais sans toi... Trois ans que j'ai des relations qui ne veulent rien dire avec des filles qui ne veulent rien dire, juste parce que, toi, tu ne me regardes pas. C'est toi pourtant, bien sûr que c'est toi. Cela fait trois années entières que l'amour que j'ai pour toi résiste à toute cette misère que tu me fais subir en retour... Regarde, c'était censé être la plus belle chose que j'aie jamais offerte, et toi tu en as fait... Je ne trouve même pas de mot pour décrire ce que tu en as fait, de mon cadeau, du coeur que je t'ai offert. J'osais, oui, j'ai eu cette audace, j'osais espérer que ça te rendrait heureuse que je te dise je t'aime. J'ai osé vouloir croire qu'on serait enfin heureux tous les deux, après toutes ces années infernales passées à te chercher. J'ai osé te croire, quand tu m'as dit que tu espérais que personne ne briserait jamais mon coeur, j'ai osé croire que tu pourrais l'aimer très fort comme il t'aime toi, et que tu ne lui ferais jamais de mal. J'ai même osé croire un peu en moi.

Je t'aime tellement... Je t'en veux tellement pour m'avoir refusé alors que je te faisais à ce point confiance. Alors que je voyais tant de bonheur avec toi... Je devrais te détester, si tu n'étais pas la seule personne au monde pour qui j'ai tous ces sentiments.

Je t'aime... Je t'en supplie, j'en supplie l'univers à genoux, accomplis ce tout petit miracle dans ma vie. C'est le seul que j'aie jamais demandé, et le seul que je demanderai jamais. Ouvre simplement les yeux pour me regarder sans peur, sans haine, sans dégoût, sans mépris, mais juste avec le sourire. Juste avec la pensée que je t'aime si fort depuis si longtemps, et que ce n'est pas quelque chose de mal. Que c'est même quelque chose de bien, au contraire ! Que moi au fond, je ne veux que ton bonheur, et un peu le mien aussi. Que normalement, ça devrait être compatible... Que même, ça ne devrait être qu'une seule et même chose.

Je t'aime Hélène. Je t'aime et ce soir encore, comme chaque soir depuis que tu m'ignores, je suis affreusement seul.